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GUY MONY Karaté Do

Historique

HISTORIQUE DU KARATÉ-DO

image003L’origine des quatres systèmes majeurs de karaté-do japonais est retracée à un groupe d’îles connues sous le nom de la chaîne d’îles Ryukyu pendant le 18ième siècle. Se situant entre le Japon (Nord-Est), la Chine (Ouest) et Taiwan (sud-ouest), Okiwana, la plus large des îles possède une forme d’art martial indigène qui s’appelait secrètement ‘TE’ ou ‘MAINS’. Cet endroit idéal a permis à l’île Okiwana d’être majoritairement influencée par un échange culturel ouvert sur l’Asie, plus spécifiquement avec la Chine. Pendant cette période, la méthode secrète de ‘TE’ était combinée avec des styles d’art martiaux de combat qui ont évolués vers un système s’intitulant simplement ‘TO-DE’ ou ‘MAIN-CHINOISE’. image004Trois endroits principaux ont éventuellement émergés sur l’île d’Okiwana comme les centres de pratiques de ‘TO-DE’. Ces centres sont: SHURI, l’ancienne ville capitale d’Okinawa, dans laquelle vivait le roi et les familles nobles, NAHA, une ville portuaire d’affaires et d’entreprises commerciales, et TOMARI, un village avec une population de fermiers, pêcheurs et le peuple du pays. Chaque localisation avait développé un style unique de ‘TO-DE’.

 

TOMARI

A Tomari, deux grands maîtres sont devenus d’importants personnages historiques dans le développement TOMARI-TE. Ils étaient, Kokan Oyadomari (1831-1905) qui a enseigné á Chotoku Kyan (1870-1945) et Kosaku Matsumora (1797-1898) qui a enseigné á Ankoh Itosu (1830-1915). NAHA Le maître le plus populaire (de la localité de Naha dans le développement du ‘NAHA-TE’ était Kanryo Higashionna-1853-1915). Il a reçu son éducation du maître Arakaki (1840-1918). Le maître Higashionna a enseigné à plusieurs étudiants incluant Chojun Miyagi (1888-1953), le fondateur du ‘GOJU-RYU’ et Kenwa Mabuni (1889-1915), le fondateur du ‘SHITO-RYU’. SHURI (Le principal professeur de la localité de Shuri dans le développement du ‘SHURI-TE’ était le maître Sakugawa-1733-1815). Il était aussi connu publiquement sous le surnom de ‘TO-DE SAKUGAWA’. Il est dit qu’il aurait reçu son éducation de Peichin Takahara et d’un attaché militaire chinois, connu sous le nom de ‘KU-SAN-KU’, qui était un expert dans l’art de la ‘Boxe-Chinoise’ et vivait à Okinawa dans les années 1761 environ. L’étudiant le plus talentueux de Tode Sakugawa était Sokon Matsumura (1809-1894) qui était aussi le professeur de Yasutsune ‘Ankoh’ Itosu. Le système de la région de Tomari a été absorbé dans les systèmes Shuri et Naha dû au manque de développement à Tomari. Ceci a laissé seulement deux systèmes principaux, Shuri-te et Naha-te. Éventuellement, ils seront appelés respectivement ‘SHORIN’ et ‘SHOREI’.

Ankoh Itosu

image005Ankoh Itosu est né à Shuri et est devenu un des artistes martiaux des plus respectés à Okinawa pendant le 19ième siècle. Maître Itosu était la première personne à introduire le ‘TO-DE’ à l’école secondaire Okiwana Dai Ichi Junior et dans le système scolaire des enseignants du Collège Jr. d’Okiwanawa. Une de ses grandes contributions à l’art de ‘TO-DE’, était la croyance ferme de l’importance du développement du caractère de la personne à travers l’étude du ‘KATA’ (forme ou moulle) et ‘BUNKAI’ d’application technique. La maître Itosu a aussi organisé et transformé le ‘TO-DE’ en une méthode de pratique standardisée. Quand il a commencé à enseigner dans le système scolaire, l’introduction du kata Naihanchin était sa façon préférée d’enseigner. Il a rapidement réalisé que ce kata était beaucoup trop avancé pour les débutants, ce qui a amené le maître Itosu à créer un groupe de nouveaux katas, les PINAN. La création des 5 Pinan (lecture alternative comme HEIAN) était basé sur le kata appelé Kusanku et quelques autres techniques significatives. Maître Itosu a entraîné un grand nombre d’hommes de karaté éminents, incluant Kentsu Yabu (1863-1937), Chomo Hanashiro (1869-1945), Gichin Funakoshi (1867-1957), Moden Yabiku (1880-1941), Kanken Toyama (1888-1966),Chotoku Kyan (1870-1945), Shinpan Shiroma (1890-1954), Anbun Tokuda (1886-1945) et Kenwa Mabuni (1889-1952).

Kanryo Higashionna

image006Kanryo Higashionna (lecture alternative comme HIGAONNA) est né à Naha en 1853. Il a commencé à s’entraîner dans les arts martiaux avec un styliste Kempo Chinois alors qu’il avait environ 16 ans. Sa fascination pour le combat ‘Chinois-forme d’art’ l’a mené à un entraînement à Foochow en Chine pour 15 ans environ. À son retour à Okinawa (il était convaincu qu’il devait enseigner son système d’arts martiaux). C’était durant cette période qu’il a introduit les méthodes d’entraînement ‘DURES’ et ‘DOUCES’. Maître Higashionna était renommé pour sa grande force physique et sa performance du ‘SANCHIN’ kata. Kanryo Higashionna était aussi considéré un des artistes martiaux les plus hautement respecté pendant le 19ième siècle. Le maître Higashionna avait plusieurs disciples parmi lesquels le plus dédié était, Chojun Miyagi (fondateur du GOJU-RYU), Juhatsu Kiyoda (fondateur du TOON-RYU), Kanken Toyama et Kenwa Mabuni      (fondateur de SHITO-RYU).

 

RYUSO KENWA MABUNI

image007Au moment où la modernisation des politiques du nouveau gouvernement Meiji du Japon s’établissait après 280 années de régime shogun, Kenwa Mabuni vit la lumière du jour pour la première fois à Shuri, Okinawa. Le fondateur du Karaté Shitoryu vint au monde en novembre 1879. Kenwa était un descendant de la 17ième génération de Kenyu Oshiro, un des plus braves guerriers du royaume Ryukyu, mais Kenwa lui-même avait cependant une frêle constitution lorsqu’il était enfant. Sa famille, anxieuse de sa fragilité, lui racontait des histoires héroïques à propos de ses braves ancêtres. Kenwa voulait lui aussi être fort. Lorsque Kenwa eut 13 ans, il entendit parler que Anko Itosu, un fameux maître de karaté qui vivait à Shuri et grâce à des amis, obtenu une invitation à se joindre à son école. Il pratiqua chaque jour, ne manquant jamais une session d’entrainement, même durant les typhons. C’est là qu’il maîtrisa les arts du karaté Shuri. Lorsque Kenwa Mabuni eut 20 ans, il se joignit à l’école de maître Kanryo Higaonna pour apprendre les arts du karaté Naha. Ces deux arts devinrent des atouts pour Kenwa Mabuni et pour les bases du futur Shitoryu karaté-do. Après avoir gradué du niveau secondaire et complété son service militaire, Kenwa fût engagé comme policier pour environ 10 ans. Il pratiqua le Judo et le Kendo, deux Budoh obligatoires pour les policiers de ces temps là, et les utilisa ensemble avec son karaté pour effectuer différentes prouesses. Comme il devait visiter différentes parties d’Okinawa à l’intérieur de son travail de policier, il eût la chance d’apprendre de maîtres moins connus provenant de petits villages divers katas et diverses techniques de karaté autres que ceux du Shuri et Naha. De plus, il apprit les arts de l’ancien Ryukuan Budoh. C’est à ce moment que le Karaté do commença à gagner de la popularité. La diffusion du Karaté do fût confirmée par son adoption en tant que discipline en éducation physique à la préfecture des écoles normales vers 1910. Cependant, entraîner un karatéka demeurait non systématique. Plusieurs mettaient l’emphase sur l’entraînement du corps, l’entraînement des poings, des pieds, des coudes et des doigts en utilisant le Makiwara et les sacs de sable. Bien sûr, il n’y avait pas d’entraînement de karaté comme nous le connaissons aujourd’hui.

Un Nouveau départ, l’âge de la dévotion

Kenwa Mabuni établit un conseil de karaté avec son maître pour une étude plus poussée de l’art. Sa passion pour le karaté n’a jamais diminuée. En 1918, son ainé Ken-ei naquit. La même année, il ouvra sa maison pour les réunions d’études. Les membres incluaient Gichin Funakoshi, Choju Oshiro, Chosin Chibana, Anbun Tokuda, Shimpan Joma, Seicho Tokumara et Hoko Ishikawa. Aussi en 1918, il eût l’honneur de faire une démonstration de karaté à l’école normale d’Okinawa en la présence du Prince Kuni et du Prince Kacho. En 1924, il devint l’instructeur de karaté à la préfecture de l’école des pêches et à l’école normale, puis il eut l’honneur de faire une démonstration de karaté au Prince Chichibu. En 1925, avec d’autres maîtres, il participa à l’établissement du club de Karaté d’Okinawa, le premier aréna de karaté tant attendu afin de favoriser le développement du karaté. Les dirigeants de la première aréna de karaté d’Okinawa incluaient Juhatsu Kyoda, Chojun Miyagi, Choyo Motobu, Chomo Hanashiro, Choju Oshiro, Chosin Chibana et Wu Xian Gui, un maître du Ken Chinois. Chojun Miyagi et Kenwa Mabuni, toujours jeunes, prirent charge en tant qu’instructeurs en chef. La pratique, dans ces temps là, attachait beaucoup d’importance au développcment de la force physique et des techniques à travers la pratique du kumite. Lorsqu’un élève demandait à un maître pour une leçon, le maître lui disait simplement ‘viens’. Il laissait l’élève l’attaquer librement, se protégeant et évitant les ‘tuki’ et les ‘keri’ de l’élève, il demandait ‘Est-ce que tu comprends?’ Les leçons étaient toutes apprises à travers des pratiques répétées. Les katas de karaté des maîtres démontraient leurs marques personnelles, mais attachaient tous de l’importance à la pratique. 1927 fût une année de vérité pour Kenwa Mabuni. C’est en cette année qu’il rencontra Jigoro Kano, le fondateur du judo moderne au Japon, alors que ce dernier visitait Okinawa pour participer à l’ouverture de la nouvelle aréna de judo. Chojun Miyagi et Kenwa Mabuni eurent l’opportunité de démontrer les katas de karaté et de les expliquer à Jigoro Kano. Jigoro Kano admira le karaté en tant que Budoh idéal pour la défense et l’attaque libre et les encouragea à populariser le karaté à travers le pays. Kenwa Mabuni, profondément impressionné par ces mots d’encouragements, fût déterminé à déménager à Osaka et se consacrer à la promotion et à la diffusion du karaté.

Établissement du Nihon Karatédo-Kai et Shito-Kai, l’âge de sa discipline direct

À Osaka, loin de son pays natal d’Okinawa, Kenwa Mabuni eût à faire face à la barrière de la non compréhension du karaté. Il n’y avait pas de gymnase public à Osaka à cette époque, et Kenwa essaya de publiciser le karaté majoritairement aux stations de police, aux réunions de Budoh et autres. Le public en général ne comprenait pas si facilement. Le karaté était décrit comme une espèce de ‘danse des poings’. Kenwa Mabuni, embarrassé par le manque de compréhension, travailla nuit et jour afin de penser à des façons efficaces pour promouvoir le karaté. Comme pratique, il démontra les cassages de briques et de planches. Cela démontra finalement aux gens le pouvoir de l’art. Le karaté, dans ce processus de diffusion, était parfois utilisé dans des combats véritables, ce qui allait à l’encontre de sa mentalité essentielle et était très dommageable pour sa réputation. Il y eût une opposition à l’apprentissage du karaté par les politiciens car certains d’entre eux blessèrent des criminels lors de leurs arrestations. En dépit de ces difficultés, Kenwa Mabuni demeura fidèle à ses croyances. Ces efforts énormes culminèrent en l’établissement du Dai-Nihon KaratédoKai en 1939, qui fut plus tard renommé Nihon karatédo Kai, la base du présent Shito-Kai. Plusieurs des membres participants du Dai-Nihon Karatédo Kai furent des élèves de Kenwa Mabuni. Ils forment toujours le coeur du Shito-Kai de la fédération japonaise de karaté-do et continuent de transmettre les apprentissages de Kenwa Mabuni à leurs juniors. Certains de ces dirigeants du Shito-Kai se rappellent les jours avec leur maître, Kenwa Mabuni, comme suit.

Du Japon au monde entier, l’âge des grandes foulées

Après la guerre, les clubs de karaté dans les collèges et les universités rouvrirent les uns après les autres. Ils organisèrent des rencontres et finalement un tournoi national. Le Shitoryu Karaté do, tel que créé par Kenwa Mabuni, combinait des éléments du karaté Shuri de maître Itosu et du karaté Naha de maître Higaonna. Le nom Shitoryu vient de la combinaison des noms de ces deux maîtres. Kenwa Mabuni mourût le 23 mai 1952, mais le futur du Shitoryu était déjà assuré par ses nombreux élèves qui désiraient réaliser les ambitions de leur maître. Le courant dominant du Higashi Nihon Karaté-do Kai se situait dans la région de Kanto. En novembre 1960, un siège social pour l’est du Japon fût établi par les grands efforts déployés par Manzo Iwata et par d’autres gens. Le siège social pour l’ouest du Japon fût inauguré au même moment. Manzo Iwata et Ken-ei Mabuni assumèrent respectivement la présidence des sièges sociaux de l’est et de l’ouest. Les deux sièges sociaux organisèrent des rencontres sportives jusqu’en avril 1964, date à laquelle eut lieu le premier championnat national Japonais Shitoryu Karaté-do. La fédération japonaise de Karaté-do fût établie en octobre de la même année. Un mouvement émergea afin de combiner les deux sièges sociaux du Nihon Karaté-do Kai et l’amalgame de ces deux entités eût lieu sous le nom de fédération japonaise de Karaté do Shito-Kai en 1964. Le Shito-Kai était également actif sur la scène internationale: participation à la rencontre de karaté des Etats-Unis et du Mexique en octobre 1950; délégation de 9 instructeurs et officiels et 7 karatékas à la première rencontre mondiale en 1970; envoi d’une délégation d’instructeurs et d’officiels au Mexique et au Venezuela. Keiji Okada du Shito-Kai remporta le championnat pour la deuxième année consecutive au 6ième championnat du monde de Karaté tenu en Espagne en novembre 1981. Plusieurs entraineurs ont aussi fait partie de délégations envoyées en Asie, en Amérique latine et en Europe.

KENEI MABUNI

image008Kenei Mabuni est né le 13 février 1918 à Shuri (Okinawa). Il est l’aîné des trois enfants de Maître Kenwa Mabuni le fondateur du Shito-ryu Karaté-do. Il débute très jeune la karaté et reçoit l’enseignement de son père pendant toute son enfance. En 1928, la famille Mabuni déménage dans le district de Kansai au Japon, Kenei accompagne alors son père partout et entre autre lors de réunions avec d’autres grands maîtres d’arts martiaux de l’époque tels que Gishin Funakoshi, Choki Motobu, Konishi… Dans les années 30, il participe à de nombreuses démonstrations avec son père à travers tout le Japon. En Mars 1934, Sensei Kenwa Mabuni ouvre son premier dojo à Osaka et l’appelle : Yoshukan. Après la deuxième guerre mondiale, il commence a enseigner avec son père. Le 23 mai 1952, Kenwa Mabuni décède et dès lors, Kenei Mabuni succède à la tête de l’école Shito-Ryu. Il devient le deuxième « SOKE » de l’école. En novembre 1960, Sensei Kenei Mabuni est nommé président de la fédération Shito-Ryu de l’ouest du Japon (Kansai) alors que Sensei Manzo Iwata de la partie de l’est (Kanto) En 1962, il part pour le Mexique afin d’y enseigner le karaté. Il continue son voyage par le Guatemala, le Honduras et les USA. A partir de ce moment, il voyagera dans le monde entier pour y promouvoir le karaté Shito-Ryu et continuer ainsi le travail de son père.